Notre soie, nos matières
Trois matières, choisies pour être portées et pour durer : une soie de mûrier, un acier inoxydable doré, des perles d'eau douce. Ce qu'elles sont, et pourquoi nous les avons choisies.

Une matière se juge à l'usage, pas à la description. Nous avons pourtant choisi de tout écrire ici, en clair : ce que sont nos matières, d'où vient leur nom, et ce qu'elles changent quand on les porte. Les mêmes caractéristiques figurent sur chaque fiche, au-dessus du prix.
La soie de mûrier
Nos carrés sont en soie de mûrier, à cent pour cent. On l'appelle ainsi parce que le ver qui la produit, le Bombyx du mûrier, est élevé et nourri exclusivement de feuilles de mûrier. Il en résulte un fil très long, régulier et lisse : c'est ce qui donne à cette soie son toucher, sa brillance douce et sa tenue. C'est la soie de référence des carrés de qualité.
Elle est tissée en sergé : un tissage en diagonale, celui des grands carrés de soie. Le sergé donne au tissu plus de tenue et de densité qu'une toile unie, une surface légèrement côtelée qui accroche la lumière, et une profondeur de couleur que les tissages plats n'atteignent pas.

18 mommes : le poids qui fait la tenue
La soie ne se mesure pas en grammes mais en mommes, une unité venue du Japon : un momme correspond à environ 4,3 grammes par mètre carré. Nos carrés pèsent 18 mommes, soit près de 78 grammes au mètre carré. C'est le poids d'une soie qui a de la main : assez dense pour se nouer sans glisser et tomber avec souplesse, assez légère pour rester fraîche au cou et disparaître dans un sac. Une soie plus fine se froisse et devient transparente ; une soie plus lourde perd son mouvement.
L'impression double face
Sur la plupart des carrés, le motif n'est imprimé que d'un côté : l'envers est plus pâle, parfois presque blanc. Les nôtres sont imprimés des deux côtés. Noué, plié, retourné, le carré montre les mêmes couleurs, franches, quel que soit le côté qui apparaît. C'est ce qui permet de le porter sans se soucier du sens — au cou comme dans les cheveux, où l'on voit souvent les deux faces à la fois.


L'ourlet roulotté à la main
Sur un foulard fini à la machine, l'ourlet est piqué à plat : le bord tombe droit, marque au pli, vieillit mal. Sur nos carrés, il est roulé entre deux doigts, puis retenu par un point qui ne se voit presque pas, côté après côté, sur les quatre. Il en résulte un léger renflement tout autour du carré, qui lui donne sa tenue et fait qu'un foulard se noue au lieu de pendre. Personne ne remarque un roulotté ; on remarque seulement que le nœud tient mieux.
L'acier inoxydable doré
Nos colliers et nos bracelets sont en acier inoxydable 316L — la nuance employée en joaillerie et dans le matériel médical. Il ne rouille pas, ne noircit pas, et ne laisse pas de trace verte sur la peau, comme peut le faire le laiton. Il est aussi plus solide que les métaux tendres : une chaîne fine résiste mieux à un accroc, un fermoir se déforme moins.
La couleur vient d'un revêtement PVD or 18 carats. Le procédé se déroule sous vide : la matière est vaporisée puis se dépose sur le bijou en une couche fine et dense, liée au métal bien plus solidement qu'une dorure classique au bain. Elle ne s'écaille pas au premier frottement et garde sa couleur dans le temps. Elle n'est pas pour autant inusable : le frottement répété, le chlore et le sel finissent par l'altérer.


Les perles d'eau douce
Certains de nos bijoux portent des perles de culture d'eau douce. Elles se forment dans des moules de lac ou de rivière, autour d'un fragment introduit par la main de l'homme, que le coquillage recouvre patiemment de nacre, couche après couche. C'est cette nacre qui leur donne leur lumière.
Aucune perle d'eau douce n'est identique à une autre. Leur forme, leur taille et leurs reflets varient légèrement : une perle un peu ovale, un orient plus rosé, une surface qui n'est pas parfaitement lisse. Ce ne sont pas des défauts, mais la signature d'une matière vivante — et la raison pour laquelle la perle que vous recevrez ne sera jamais tout à fait celle de la photographie.

Ce que nous écrivons, et ce que nous n'écrivons pas
Tout ce qui figure sur cette page vient des spécifications de nos pièces, et vous le retrouverez sur chaque fiche. À l'inverse, vous ne lirez jamais chez nous « plaqué or » — une appellation réglementée qui ne correspond pas à notre procédé —, ni « hypoallergénique », une promesse absolue qu'aucun bijou ne peut tenir. Si une question reste sans réponse, écrivez-nous : nous préférons une question de plus à une promesse de trop.

